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La clé des champs
Court-métrage · Réalisation · Scénario · Sujet de société
(2006)
Par un éclatant jour d'été, une jeune fille, accompagnée de sa mère et de sa grand-mère, rend visite à son arrière grand-mère récemment installée dans une maison de retraite.
Cette rencontre, loin d'être ordinaire, met à nu les complexités et les émotions tissées au sein de cette lignée de femmes. Les failles se révèlent, les tensions s'exacerbent, et les non-dits ainsi que les sentiments de culpabilité et les attentes mutuelles s'entremêlent, dessinant le portrait d'une famille marquée par des relations complexes. Toutefois, au cœur de ces épreuves, se dessine un moment d'une beauté inattendue : une connexion profonde et joyeuse s'établit entre l'aînée et l'adolescente. Le film est un rappel poignant de l'importance des liens familiaux et du pouvoir guérisseur de l'amour entre les générations.



En plongeant au cœur des dynamiques intergénérationnelles d'une famille, ce récit illumine les complexités et les subtilités du vieillissement, tout en confrontant les perceptions courantes et les réactions face à l'intégration dans un Établissement Médico-Social (EMS). À travers les yeux de Marion, une jeune fille qui pénètre avec curiosité et étonnement dans l'enceinte de l'EMS, le film nous convie à remettre en question nos idées préconçues et à reconsidérer notre compréhension de ces espaces de vie.
L’arrière grand-mère, magistralement incarnée par Marcelle de Kenzac, offre une perspective empreinte de richesse et de nuance sur la vieillesse. Sa détermination à ne pas être simplement rangée dans la catégorie des "vieux" dit-elle, sa passion pour la lecture plutôt que pour les interactions sociales forcées au sein de l'EMS, défient les clichés associés à l'âge. Elle représente une lutte pour maintenir son indépendance et son identité, des aspects de soi qui restent vibrants quelle que soit l'étape de la vie.

Le point d'orgue du film est un échange émouvant entre la plus jeune et l'aînée, au bord du lac, métaphore du lien entre les générations.
Cette scène de complicité dévoile une compréhension et un respect mutuels qui surpassent les barrières d'âge et démantèlent les préjugés, offrant ainsi une vision d'espoir et de connexion humaine.

Floriane Closuit, à travers ce récit, critique subtilement la tendance de la société et des familles à surprotéger leurs aînés en les plaçant dans des EMS, sans nécessairement tenir compte de leurs désirs et de leur besoin d'autonomie. Elle montre que, malgré les bonnes intentions, cette démarche peut parfois mener à une forme d'isolement et d'incompréhension entre les générations.
Grâce au soutien financier substantiel de 94’000.- l'Office Fédéral de la Culture (OFC), Floriane réussit à rassembler une équipe de vingt professionnels, lui permettant de produire le film en 16 mm
Directrice de production : Claudia Tur
Assistant de réalisation : Rifat Gürboy
Image : Severine Barde
Assistant caméra : Leandro Monti
Chef électricien : André Pinkus
Chef machiniste : Nil Henchoz
Son : Gilles Abravanel, Mathilda Angullo
Décor : Nicoles Grédy
Maquillage / Coiffure : Silvia Kaufmann
Costumes : Carmen Wiesel
Régisseur général : Gilles-Vincent Rieder
Stagiaire régie : Sylvie Borioli-Garcia
Stagiaire scripte : Marilène Jeanmonod
Photographe Plateau : Adrienne Bovet
Montage image : Daniel Gibel
Montage son et mixage : Gilles Abravanel
Musique originale de Patricia Bosshard Tabla : Maurice Guerandi
Enregistrement, Mixage, Mastering : David Scrufari
Graphisme : Silvia Weber
Avec la collaboration de Peter Van Mal
Réalisation et scénario
Floriane Closuit
Producteur délégué (RTS)
Michel Schopfer
Avec
Marion : Léo Charrière
Jeanne : Marcelle de Kenzac
Adrienne : Josette Chanel
Claire : Nathalie Prod’hom
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